Yvette Rebetez Henry

"Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort"
(Nietzsche)

Yvette Rebetez Henry

Trésorière

Yvette Rebetez Henry

Chère Yvette, qui êtes vous ?

Née le 2 novembre 1967 au cœur du Jura bernois, je suis la cadette d’une fratrie de 4 filles.

Ma mère, originaire d’une province du nord de l’Italie, m’a transmis la générosité et le goût pour le paraître. De mon père, franc-montagnard, j’ai hérité le caractère loyal et farouchement libre.

Ceci expliquerait que j’aie fondé ma propre famille « sur le tard ». Je suis fière de mes 2 fils Lucas et Nathan, âgés respectivement de 16 et 14 ans.

Je me dépeins comme une personne enthousiaste, débordante d’énergie, très à l’écoute. Mon caractère altruiste m’amène tout naturellement à partager de beaux moments avec mes proches, amis et collègues. Se donner du mal pour les petites choses afin de parvenir aux grandes avec le temps est ma signature.

D'où vient votre engagement pour le BPW ?

Le combat pour la cause des femmes fait partie de moi et j’ai trouvé auprès des BPW des valeurs et convictions que je partage. J’ai intégré le club BPW de Bâle début 2000 pour rejoindre, ensuite, celui de Lausanne dans lequel je suis devenue membre du comité en 2019 et ai endossé le rôle de trésorière.

Quel est votre parcours professionnel ?

Très tôt j’ai été fascinée par l’ogre que représente le monde de la finance ; je suppose que j’ai commencé un apprentissage et l’école de commerce dans la branche dans le but de démystifier cela. Diverses formations se sont succédées jusqu’à l’obtention du diplôme fédéral d’analyste financière.

Le 19 octobre 1987, lorsque la pire journée de l’histoire du marché boursier américain est survenue, j’ai pris pleinement conscience du tournant que prenait l’économie et à quel point elle impactait nos vies.

J’ai traversé les autres crises (l’immobilière en 1990, l’asiatique en 1997, la russe en 1998, l’éclatement de la bulle internet en 2000-2002, la financière en 2007-2008) sans que mon enthousiasme pour la finance ne soit émoussé et j’en suis arrivée à la conclusion que le comportement irrationnel des investisseurs et l’absence de mémoire chez les hommes étaient une constante.

L’UBS pourrait m’estampiller comme son produit tant l’entièreté de ma carrière s’est bâtie au sein de la banque. J’ai débuté en coulisse dans l’univers des marchés à Bâle, milieu exclusivement masculin. Au fil des années j’ai gravi les échelons jusqu’à atteindre la fonction de Senior Portfolio Manager .

L’année 1998 signe la fusion UBS –SBS ; la nouvelle UBS devenait numéro un en gestion de fortune. Quant à moi, je fus engagée à Paris dans un projet de mise en place de la gestion discrétionnaire de la filiale de la banque. Magnifique expérience qui m’a enrichie tant sur le plan personnel que professionnel.

Dix-huit mois plus tard, retour à Bâle avec l’ambition de sortir du clair-obscur des coulisses pour accéder aux feux de la rampe. Cela s’est concrétisé par ma nomination en tant que conseillère financière et responsable de la région Alsacienne.

Finalement nommée sous-directrice, j’ai rejoint une autre équipe, en charge de la gestion du patrimoine de grandes fortunes belges.

Et quel est votre job actuel ?

De Bâle, je me suis dirigée vers Lausanne, à l’UBS toujours, avec l’objectif d’évoluer jusqu’à parfaire d’autres aspects liés au secteur de la finance. Et là, bingo ! Le monde de la prévoyance et de l’immobilier s’est ouvert à moi et depuis lors, j’accompagne mes clients domiciliés en Suisse et les conseille de manière globale dans leurs affaires financières.

Qu'est-ce qui vous ressource ?

Je retrouve dans les montagnes ma capacité d’émerveillement. La randonnée m’apporte l’évasion, la course à pied la liberté. Le ski est ma passion et la via ferrata mon air pur.

Quelle est votre citation préférée ?

L’adage du philosophe allemand Nietzsche « Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort »

Quelles femmes et hommes remarquables vous influencent ?

Petite fille j’adulais Nadia Comaneci « la petite fée de Montréal » jeune surdouée de la gymnastique roumaine qui a été la première gymnaste à avoir obtenu la note parfaite de 10 aux JO de Montréal à l’âge de 14 ans. Eblouissante en compétition, elle a également marqué les esprits par son évasion de Roumanie à la veille de la révolution.

Aujourd’hui, je suis inspirée par des femmes telles que Simone Weil qui a dépénalisé l’avortement en France ; Christine Lagarde qui a été membre consultatif du G7 pour l’égalité entre les femmes et les hommes avant d’occuper le poste de présidente de la banque centrale européenne et plus près de chez nous, Karin Keller-Sutter cheffe du Département fédéral de justice et police.

Si vous étiez un objet, ce serait... ?

Le couteau suisse : multifonctionnelle, ingénieuse et inventive, je suis à même de me tirer d’affaires dans pratiquement n’importe quelle situation.

Autor: Yvette Rebetez Henry
Foto: Yvette Rebetez Henry